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Godot peut attendre

En écho à Beckett, un monologue lucide et impertinent où l’on décide de renverser les rôles : faire attendre Godot, suspendre le temps, questionner son rapport à la création.

On va le faire attendre, Godot.

Une éternité. Mille fois l’éternité.

Et même quelques secondes de plus. Juste pour le faire chier. 


Il s’est bien fait attendre, lui. Avant la Genèse, il foutait quoi ?

Il lui fallait tant de temps pour créer l’Univers ? 

C’est facile de dire qu’avant le temps, le temps n’existait pas. Elle est bonne celle-là. 

Godot c’est le gars qui se pointe en retard à un rendez-vous et qui décrète, quand il arrive, que le temps commence. C’est gonflé.


Donc c’est décidé. On ne l’attend plus.

À son tour de nous attendre.

Jusqu’à la fin de l’Univers, tiens. Jusqu’à la fin du temps. Pourra pas dire qu’on était en retard, de combien. Le temps ce sera fini. De l’histoire ancienne. 


Allez, j’arrête ma montre, pour voir.

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