Je suis né obèse et recordman d’un grand hôpital parisien à la fin des années 80.
J’ai vécu pendant 3 ans, avec mon père et l’amant de ma mère, sous le même toit.
Je suis fils de divorcés. Abandonné par son père. Mais mon beau-père a pris sa place.
Je suis handicapé et souffre depuis 2008 d’une maladie chronique, grave et même mortelle, la bipolarité. J’ai failli mourir 5 fois.
Avec l’aide aimable de cette maladie, j’ai connu beaucoup de cassures et de ruptures. Je dois prendre quotidiennement un traitement assez lourd qui n’est pas sans effets secondaires. La création est un de ces effets secondaires, oublié des notices.
J’ai eu une éducation parisienne, catholique non intégriste, entre Saint-Lazare et Montmartre. J’étais doué en sciences, particulièrement en maths et physique-chimie. J’ai eu le bac S mention TB. Mais j’ai tout bazardé en classe prépa.
J’ai fait des assurances pendant près de 4 ans. Ça m’a donné une bonne expérience de la comédie humaine professionnelle qui se joue dans les services.
Je suis né à Paris et je n’ai quitté cette ville que pour quelques mois au Havre, quelques mois à Bordeaux et 6 années sur la côte est des États-Unis.
Je suis devenu Américain puis je suis rentré en France.
J’ai enseigné l’anglais et le FLE. J’ai notamment enseigné dans 4 universités américaines.
J’ai commencé à écrire en 2009, quelques mois avant de commencer des études littéraires à la Sorbonne Nouvelle. Parce qu’à cause de ma maladie, j’avais été au plus près de l’essentiel. Depuis, je n’arrive pas à ne pas écrire. Le journal intime est ma forme d'expression principale.
En 2015, la prise photographique s’est ajoutée à ma pratique artistique. Je dis bien "la prise photographique". L’ensemble de mes "prélèvements" atteignent les 300 000 clichés.
L’ensemble de mes écrits se compte en milliers de pages. Une grande partie sont à l'état brut de journal intime et ne sont pas publiables en l'état (quoique...). Ils nourrissent cependant l'ensemble de mes écrits et de mes créations visuelles.
Pour décrire ce que je vis en termes de vie créative, je me retrouve assez bien dans l’analyse que fait Maurice Blanchot de la création de Kafka dans L’Espace littéraire.





Mes deux activités principales sont l'écriture et la photographie.
L'écriture :
J'écris toutes sortes de textes, des poèmes comme des récits.
J'ai une préférence pour la prose.
Je pratique principalement le journal intime et l'autofiction.
Je fais aussi dialoguer mes écrits et mes images.
Parfois les deux dialoguent de façon si intime que j'appelle ces textes-images des fotékrites.
Parfois, je ne les appelle pas. je les fous dans mon blog, ils deviennent des "post". Un lieu de recueillement comme un autre.
La photographie :
je fais principalement de la photographie de voyage, en mouvement, sans repérage.
Mes sujets de prédilection sont les animaux, la confusion architecturale, les strates des paysages, je suis très géologique. Je vois quelque chose qui existe ou non, réel ou non, je le mets dans le cadre et je le prélève.
Et parfois ça peut suffire. Quelques retouches sur Lightroom, ou non, et je considère ce prélèvement suffire à lui-même, constituer un tout. C'est de la photo comme on l'entend au sens classique. J'appelle ça mes fotunes.
Mon réservoir de prélèvements phototographiques, je l'utilise aussi pour créer de nouvelles images. Je les nomme imagismes. Ce sont des sortes de collages digitaux mais à partir de mes propres photos (que je classerai alors sous la catégorie fotozéros, j'ai des besoins de classement personnel de mes saisies du monde confus).
j'ai commencé des recherches artistiques avec l'IA et je vous exposerai bientôt des résultats sur le site.
Avec mes créations, il n’est pas impossible que je tente de reconstruire, maintenir et actualiser un espace - idéal - un Âge d’or de mon enfance.
Celui de mes trois premières années, entouré de ma triade affective. Celui d’une entente cordiale, de parties de tennis le week-end, entre l'époux et l'amant.
Celui d’une période hors-normes, incompréhensible, non seulement passée mais appartenant à une archéologie en ruines, que des historiens peu scrupuleux - mes aïeux - analysent mal. Un passé que je ne peux rejoindre ni physiquement, ni mentalement car sa connaissance est criblée de trous, de bizarreries.
Oui, peut-être que toutes mes créations : mes écrits (de fictions, mon journal intime, mes mémoires universitaires, mes articles publiés), mes croquis, mes études, mes prélèvements photographiques, mes recompositions en imagismes, ma propre vie créée et recréée, sont d’une façon ou d’une autre issues de cette tentative, tendent plus ou moins directement vers cet idéal.
Entre autres sujets, j'aborde la mort, la maladie, la dégénérescence, la métamorphose, la gestation, la place, le désir.
Je ne cherche ni à tromper ni à émerveiller. Je ne cherche pas le beau. Je vais où ça fait mal. Jusqu'à l'os. Jusqu'à la limite et au-delà.
Je veux pervertir les jeunes consciences pour les empêcher d’aller vers la vie de marché, de s’installer dans le conformisme, dans le capitalisme.
Je veux détourner des trentenaires de leur carrière.
Accidenter des âmes pour qu’elles se rattachent à l’essentiel.
Provoquer des crises de la quarantaine, des désirs de cinéma, d’infidélité, de Larzac, de romans, d’essais, des remises en cause.
Je veux que les heureux tombent en dépression si ça peut leur permettre d’être un peu moins cons, moins insensibles au monde.
Je veux déstabiliser des retraités pour qu’ils modifient même d’un tout petit peu leur empreinte sur terre et pour qu’ils instillent dans leur famille un esprit de révolte et de liberté.


J'exerce parfois des emplois qui n'ont rien à voir avec l'art. Ils me bouffent mon énergie créatrice, et du temps. Il faut bien vivre.
J'ai besoin de soutien, de mécènes qui apprécient le travail d'un artiste qui ne vient pas du sérail et qui ne veut pas faire de la mass production.
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